Mercredi 12 mars 2008
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PRÔNANT SOLIDARITÉ ET PARTAGE !

(PARJURE DE SON PROPRE DISCOURS)
Mais où passe l’argent du Conseil Général ? En tout cas, il n’ en a déjà plus assez, dès ce premier trimestre, pour tenir certains de ses engagements 2008.
Effectivement, les personnes handicapées ou âgées qui ont obtenu une aide à domicile, recevaient jusqu’alors du CG, une somme couvrant
le nombre d’heures accordées, au taux horaire d’environ 10 € (selon les revenus). Seules les charges sociales restaient aux frais de l’employeur nécessiteux.
Aujourd’hui J.N. GUERINI a mis en place le Ticket Cesu pré-financé par le CG et envoyé aux personnes bénéficiant d’une
aide à domicile.
Le chéquier contient autant de tickets que d’heures précédemment accordées.
Ce nouveau mode de paiement est censé « poursuivre la mise en œuvre des dispositifs actuels pour optimiser nos actions… »
mais aussi « faciliter les démarches administratives ».
Ce que J-N GUERINI n’écrit pas en gras dans la brochure c’est que si le montant réglé par le Conseil Général ne suffit pas à
couvrir le salaire et les cotisations sociales, l’employeur doit compléter. De fait, il devra le faire à ses grands dépens puisque le taux horaire accordé sur les tickets est abaissé à
environ 5€ .
Soit en clair une diminution de la participation du CG d’environ 50% .
De plus si une diversité d’aides est nécessaire (courses et ménage par exemple), une seule aide à domicile est acceptée par le CG,
la deuxième est à 100 % prise en charge par la personne nécessiteuse.
Il semble que « solidarité et partage » s’annoncent en sens inverse, c’est à dire mesdames et
messieurs, handicapés ou âgés, il vous reste à subvenir aux manques financiers du CG dès la fin des élections, c’est à dire fin Mars. Date effective d’utilisation incontournable de ce
nouveau moyen de paiement.
Le Conseil Général, sous la houlette de J.N GUERINI n’en est pas à son premier coup bas sur ce même sujet. Effectivement fin 2006,
une décision autoritaire, et sans aucun préavis, supprimait une bonne part des subventions accordées à des associations spécialisées dans l’assistance à domicile. Pour subvenir à leur
soudaine défaillance financière, ces associations ont dû refacturer aux personnes nécessiteuses.
En conclusion, le socialisme a t-il du mal à faire "bon ménage" avec le social ?
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