Jeudi 25 février 2010
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Une pédagogie par l’exemple pour le parc des Calanques
Le massif des Calanques
et son prolongement marin constituent un patrimoine naturel exceptionnel et de renommée internationale. Il nous appartient à nous, provençaux, habitants de
la Région Provence Alpes Côte d’Azur de faire vivre et de protéger ce patrimoine emblématique.
Aujourd’hui, un classement de ces espaces naturels sous le label Parc National, est en cours
d’instruction.
Oui, nous partageons l’objectif de protection de ces espaces naturels fragiles, mais nous craignons de les voir sanctuariser à grands coups d’interdictions. Car le dispositif réglementaire dans un parc national est
particulièrement contraignant car destiné a des espaces peu ou pas peuplés. J’invite chacun à consulter le site du Parc National
des Ecrins (www.ecrins-parcnational.fr), précisément la rubrique « actes administratifs » pour lire les autorisations décidées par le directeur du parc. Ces décisions sont révélatrices
des pouvoirs d’interdiction dont il dispose. Par exemple une décision pour qu’un habitant puisse amener son chien dans un hameau du parc où il réside, ou encore une décision pour un autre
habitant de circuler sur une piste du parc.
Dans ces conditions, ceux qui
fréquentent les calanques, les randonneurs, grimpeurs, plaisanciers, pêcheurs et j’en oublie, premiers écologistes de terrains, risquent d’être exclus de ces espaces naturels qu’ils aiment et
qu’ils protègent naturellement.
Oui, réglementer est nécessaire. Mais, à condition que cette réglementation
soit effectivement applicable.
Oui, sur un tel sujet, je pense qu’il vaut toujours mieux convaincre que contraindre ; en appeler à la responsabilité de
chacun, à la mobilisation de tous. C’est notre patrimoine, mais il ne nous appartient pas, comme écrivait St Exupery, il nous a seulement été prêté par nos enfants.
Dans ces conditions, nous, Alliance Ecologiste Indépendante – Provence Ecologie Méditerranée, nous posons clairement la question de
l’opportunité immédiate de la création du Parc National des Calanques. Comme réponse, nous proposons, comme mesure
intermédiaire et pour un temps limité (12 ans) entre le statut actuel (GIP des calanques) et le statut
de Parc National, un Parc Naturel Régional des Calanques. Et pour la zone située en mer, un Parc Naturel Marin.
Le dispositif de Parc Naturel Régional est en effet mieux
adapté : moins rigide que le Parc National, il repose sur la libre adhésion des communes et des acteurs de terrains concernés par son projet d’éco-développement.
Il répond aussi bien aux impératifs de protection des Calanques qu’à leur valorisation et au maintien des activités humaines. Il laisse aussi une liberté d’accès au seul poumon vert de
Marseille.
Avec le Parc Naturel Régional,
une charte d’engagement des communes concernées serait conclue pour 12 ans. Un syndicat mixte où siégeraient les représentants des collectivités territoriales, gérerait le parc
avec la participation des représentants sociaux professionnels. Tout le travail qui a été réalisé pour la création de Parc National
n’est pas perdu, bien au contraire, la démarche est identique, même si l’outil est différent.
Aujourd’hui le risque est grand
de s’enferrer dans une voie qui n’entraînera que des incompréhensions, de nombreux procès-verbaux pour les usagers des Calanques et peut être, en final, une révolte des usagers contre des mesures administratives inadaptées à la situation. La mise en œuvre d’un Parc Naturel Régional prouvera à l’usage le bien fondé d’un Parc et rétablira la
confiance entre tous les acteurs:
usagers, écologistes et gestionnaires du parc.
France
GAMERRE
Tête de liste pour les Bouches-du-Rhône de la liste « Provence
–Ecologie-Méditerranée » conduite par Patrice Miran
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